L'actuelle ministre de la Culture amnésique sur ses photos avec Epstein
Photo à l’appui. Une image sortie des fichiers du prédateur, exhumée par BFM-TV, la place là où elle jure n’avoir jamais mis les pieds.
Photo à l’appui. Une image sortie des fichiers du prédateur, exhumée par BFM-TV, la place là où elle jure n’avoir jamais mis les pieds.
Amnésie ?
Elle avait pourtant déclaré, avant sa nomination : « Je n’ai aucun souvenir d’une visite des Lang ni de Epstein. Si j’avais été présente, je m’en souviendrais. »
"Je n’ai aucun souvenir d’une visite des Lang ni de Epstein, niait Catherine Pégard avant sa nomination comme ministre de la culture. Si j’avais été présente je m’en souviendrais. » Depuis, une photo des fichiers Epstein a été exhumée par BFM-TV."https://t.co/AaVQxMa3iP
— Daniel Schneidermann (@d_schneidermann) March 11, 2026
Dissociation traumatique ?
Non. Mensonge pur, froid, calculé. Un trou de mémoire sur mesure pour franchir les portes du ministère.
Les journalistes du Monde l’ont prouvé. La photo l’a cloué. La ministre de la Culture ment comme on respire, et le pire, c’est qu’on l’a nommée quand même.
Le ministère de la Culture est maudit.
Après Frédéric Mitterrand, qui transformait ses mémoires en catalogue de tourisme sexuel avec des gamins, après Rachida Dati, traînée devant la justice et pourtant installée là comme si de rien n’était, voici Catherine Pégard : l’amnésique de service.

Trois ministres successifs, trois scandales, trois gifles à la dignité publique. Et les artistes ? Ils ne les acclament pas. Ils les méprisent en silence. Parce que la culture n’est pas un asile pour les puissants qui oublient ce qui les arrange. C’est un miroir. Et ce miroir, aujourd’hui, renvoie l’image d’un gouvernement qui protège ses menteurs plutôt que la vérité.

Pégard ne se souvient de rien ?
Nous, si.
Et l’Histoire, elle non plus, n’oublie jamais.