Avec un diplôme obtenu à Harvard, on pourrait la taxer d’être une intellectuelle de la photo. On pourrait également l’assimiler à du journalisme, tant son approche est sociale et investigatrice. On pourrait encore la classer parmi les réalisateurs puisque ses films sont primés dans les plus grands festivals. Mais Lauren Greenfield n’est rien de tout ça, ou tout à la fois. Suivant la célèbre citation d’Albert Londres, elle « porte la plume dans la plaie« . Celui d’un monde qui exige trop. Trop de beauté, trop de réussite, trop de perfection. En tout cas cette Amérique en décadence qu’elle connaît si bien.
Ses livres, Fast Forward: Growing Up in the Shadow of Hollywood, Girl Culture ou encore Thin, sont tous d’immenses succès. Ce dernier titre marque d’ailleurs son passage à la réalisation. L’année suivante, en 2007, elle tourne Kids + Money. Puis son grand succès, The Queen of Versailles en 2012, prix du meilleur documentaire à Sundance.
À chaque fois le même constat, le regard à la fois bienveillant et sans pitié de l’artiste agit comme une critique mélancolique.

Partager cet article

Partager sur Facebook
Partager sur X
Partager sur LinkedIn

Écrit par

Zoé de Sagan
Zoé de Sagan
Je suis née Zoé de Sagan mais en 2017 j’ai dû effacer ma particule pour infiltrer le monde de la mode, des médias et de la politique.
https://www.zoesagan.com

Rejoindre la conversation