A la fin de l’année 2011, nous avions titré Alex Prager, la nouvelle star. Notre intuition n’a pas démentie. Cette photographe et réalisatrice de 34 ans est sur le point de connaitre son moment de gloire. De reconnaissance devrait-on dire. Et c’est absolument mérité. La perfection de ses images est telle qu’on en vient à se demander où elle cache ses secrets de fabrication. Parce que l’œuvre de l’enfant spirituel de William Eggleston est plus complexe qu’il n’en a l’air. Imaginez mélanger l’univers d’Hitchcock, de Lynch et de Buñuel ensemble. Que pourrait-il en ressortir ? Alex Prager.
Elle a appelé son film « La petite mort » car « c’est comme cela que les français décrivent l’orgasme ». Et évidemment l’actrice principale est une française, Judith Godrèche, impressionnante dans son rôle d’amoureuse à en mourir.
Ce film c’est 7 minutes sur la contemplation de la mort, ou de l’amour. Une jouissance contemplative donc, car tout passe par l’œil, l’arrêt de signaux qui nous tiennent en vie, et l’éveil de ceux qui nous amènent vers le néant. La jouissance ne reste qu’une seule et même entité, indépendante, tout comme l’amour peut exister en soi. Alex Prager, femme dramatique et poétique raconte qu’elle a fait ce film pour exprimer une sensation féminine qu’elle ressentait souvent. Elle assimile son film à une extension d’elle-même, une suite logique organique. Avec ses couleurs désaturées et son sens du rythme hors du commun, la petite mort exprime ce moment là, celui où l’on est au plus près de la mort, le moment ou la vision dépasse la fiction, la dérive du conscient vers l’inconscient, entre la peur et l’admiration. Alex Prager à un immense talent, nous gardons l’œil sur elle.




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Zoé de Sagan
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