C’est un phénomène universel, celui de coller son œil contre la serrure ou de nourrir des potins autour de la machine à café. En ville, ce phénomène devient magnifié par les fenêtres, ouverture sur des possibles, écrans de télévision non abrutissant, nourri de votre propre imagination. Nous connaissons la vie de nos vis-à-vis, imaginons pourquoi l’étudiant du 2ème se couche si tôt le jeudi, pourquoi la vieille du 5ème ne ferme jamais sa fenêtre, ou pourquoi cette fenêtre du 6ème a toujours les volets fermés.
Gail Albert Halaban en a fait une série, très justement intitulée Vis-à-vis, se focalisant sur des voisins consentant parisiens. Évidemment, on ne peut s’empêcher de songer à Fenêtre sur cours, qui pousse, comme toute oeuvre hitchcockienne, les fantasmes dans l’absolu absurde de la mise en réalité.

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Écrit par

Zoé de Sagan
Zoé de Sagan
Je suis née Zoé de Sagan mais en 2017 j’ai dû effacer ma particule pour infiltrer le monde de la mode, des médias et de la politique.
https://www.zoesagan.com

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