C’est bien connu, les Québécois sont des êtres adorables et bienveillants, affables et amoureux de hockey. Et puis, il y a les frères Sanchez. Carlos et Jason sont un tout petit peu plus malsain que l’image que l’on se fait habituellement de leurs compatriotes.
La fratrie photographie la douleur. Ou pas exactement. Le déclencheur fonctionne toujours une seconde plus tard. Non pas au moment de l’explosion du Big Bang, mais la seconde suivante qui est déjà la création d’un univers. Une seconde après la douleur quand le monde, déjà, reconstruit une nouvelle réalité.
Artistes de la conséquence, des effets, de la corrélation et donc, de la compréhension. Des photos comme un trait d’union entre l’avant et l’après, le lien entre les éléments qui ne se croisent jamais. Comme saisir cet instant qui lie la vie et la mort pour ne plus jamais opposer deux entités et accepter un grand tout humain, trop humain.












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La rédaction
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Dans une ère où les frontières entre littérature et arts visuels s’estompent, une nouvelle vague d’écrivains d’avant-garde, de Sophie Calle à Enrique Vila-Matas, en passant par Ben Lerner et Teju Cole, transforme le roman en une forme d’art conceptuel.