Ce film co-réalisé par la photographe Tina Winkhaus et le réalisateur Fabian Grobe à quelque chose de dérangeant. Peut-être parce que l’on pense immédiatement à la série photo de Vogue de l’année dernière qui avait suscitée la polémique parce que mettant en scène des petites filles comme des mannequins adultes. Les images ici ne sont pas aussi « érotisées » mais pose tout de même question. Ce film est un clip pour la chanteuse Allemande Maike Rosa Vogel et non pas un film pour promouvoir une marque de maquillage comme pourrait le laisser penser la peinture outrancière déposée méthodiquement sur ce visage angélique.
Continuité du travail de la photographe Tina Winkhaus dont la série Eternal Sadness met en scène des petites filles au regard mort comme si elle avaient écumé tout les trottoirs des grandes capitales ou connus les désagréments de la vie d’une vielle femme à qui la vie n’aurait pas fait de cadeaux.
Le reflets du dégout du monde.D’un monde où les enfants doivent grandir vite.Trop vite.La question de la poursuite de la jeunesse éternelle et le désir des parents de faire de leurs enfants des clones d’eux-mêmes. On ne peut s’empêcher de penser en voyant ces clichés au Temple aux Miroirs, ce livre de la célèbre photographe Irina Ionesco exhibant sa fille Eva entre 4 et 12 en bas résille et sexe à l’air dans les années 70.

Nous sommes bien loin de ces années, preuve en est elle à été condamnée l’année dernière à verser à sa fille des dommages et intérêts…En même temps à l’heure de la récupération instantanée, qu’est-ce qui reste vraiment de subversif à montrer une enfant en plan fixe chantant un allemand agressif ?













Partager cet article
Écrit par
Zoé de Sagan
Rejoindre la conversation
Emmanuel Perrotin vend sa galerie plus de 106 millions d'euros
Emmanuel Perrotin, figure emblématique du monde de l'art contemporain, a récemment conclu une transaction historique avec Colony Investment Management (Colony IM), un fonds d'investissement européen, en cédant une participation majoritaire de sa célèbre galerie.
La Fondation Jean Jaurès dépense plus de 100 000€ pour une « radiographie » de Zoé Sagan puis censure le résultat final
David Medioni, Victor Mottin Depuis des années, le compte « Zoé Sagan » sur Twitter, puis X, s’est construit une influence en ligne grâce aux insultes et aux calomnies qu’il répand à longueur de journée à l’encontre de personnalités politiques, médiatiques ou culturelles. Quel est le but de cette
La chute de Zoé Sagan : entre vérité, pouvoir et liberté d’expression
L’affaire Zoé Sagan, bien plus qu’un simple procès pour diffamation ou cyberharcèlement, révèle une tension profonde et existentielle : jusqu’où peut aller la critique d’un pouvoir en place avant de devenir une menace qu’il faut réduire au silence ? Naissance d’une figure subversive Zoé Sagan n’