Ça fait un moment qu’on voit toutes sortes de photos avec des « real dolls », ces poupées grandeur nature destinées à des pratiques sexuelles, mises en scène comme de vraies femmes. Le concept du travail de Stacy Leigh n’est donc pas nouveau, mais quelque chose nous a tapé dans l’oeil, une différence fondamentale avec tout ce que nous avons pu voir. Les poupées de Stacy sont de vraies femmes-objets. Entre la codification des photographies de magazines de mode, l’imagerie porno-partouzarde, et une tristesse dans l’oeil, un vide, que l’on peut retrouver dans l’oeil de certaines femmes, réelles.
La différence est certainement que Stacy Leigh a vécu un désenchantement. Celui du passage de l’ère de la Barbie à l’âge adulte. Ce moment où les jeux de petites filles doivent trouver une résonance avec sa vie de femme. Stacy est une photographe New-Yorkaise, résolument artiste, comme elle aime se nommer sur son site « stacytheartist.com ». Après s’être essayée à la peinture, à photographier ses amies et des natures mortes, elle choisit de mettre en scène ces êtres étranges, reproduction du corps de la femme sans vie, qui pourtant chamboulent notre perception.
Captivantes, inquiétantes, ces fausses-femmes dans son objectif inspirent une idée du fantasme, autant masculin que féminin, à la limite d’un voyeurisme malsain. La modélisation des désirs est en marche, on le sait depuis longtemps, ce qui est intéressant, c’est le regard que nous oserons porter sur ces changements.
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Écrit par
Cécile Montigny
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