
Tim Walker est un photographe de légende. Comprenez qu’il photographie le légendaire.
Il est l’artiste de l’imaginaire, un déambulateur sur la frontière du réel. En un mot, il est le Lewis Caroll de l’objectif.
Dès ses débuts, le jeune Tim (alors assistant de Richard Avedon), pense la photo comme un art qui doit rester indéfini. « Pour moi c’est un art qui est plus fort s’il est suggéré. S’il est trop défini, il ne reste aucune place où nicher votre imagination« .

Aujourd’hui, on cherche un lieu où nicher notre rationalité au sein de clichés qui sont autant de plongées oniriques. Et même si ses mises en scène ressemblent à de véritables tableaux, Tim Walker n’est pas un accroc de la précision. « Il faut laisser le modèle évoluer dans son environnement. Surtout dans le mien. Le modèle est toujours surpris. Il aura des gestuels inattendus. Ce genre d’« erreurs » m’empêche de sombrer dans un style trop chorégraphié. »

















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Écrit par
Zoé de Sagan
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