Dans le Nevada, la prostitution est légale et les maisons-closes ont poussé comme des champignons. Marc McAndrews a parcouru ce désert de l’ouest des Etats-Unis pendant 6 ans pour rencontrer et photographier les lieux, les propriétaires et surtout les travailleuses. Le photographe a fait de son aventure un livre au titre très poétique de Nevada Rose. Des photos qui cassent les clichés, même s‘il dit avoir déjà été témoin « de quelques bonnes vieilles bagarres du far west où un homme se faisait dégagé en traversant la vitre de la devanture ».

Un travail pour légaliser les maisons closes pour protéger les filles de joie mais aussi pour mettre un coup de pied dans l’Amérique puritaine qui pense que le sexe pour le plaisir est un pêché. Évidemment, Nevada Rose est une analyse sociologique d’un des peuples les plus violents de l’humanité et des plus prudes. « J’ai rencontré beaucoup d’hommes mariés pour qui, il est plus simple de demander une sodomie à une inconnue qu’à leur femme. Pour moi, l’attitude américaine envers le sexe est conflictuelle. Une sorte d’aveuglement morale à l’égard de sa propre sexualité».

Marc McAndrews ressort de cette expérience avec une vision totalement revue sur les bordels. « J’étais là quand un homme est entré. C’était son anniversaire. Il a négocié une soirée avec une des filles pour pouvoir regarder un film dans le canapé avec elle. Le sexe traditionnel est minoritaire dans les bordels. Généralement, les hommes cherchent de la compagnie ou du fétichisme. Du sexe intellectuel en un mot ». Un livre passionnant, beau, rock’n roll. Où les femmes sont ce qu’elles sont : des objets de convoitises. De toutes les convoitises. La source intarissable du bien-être des hommes. Et des modèles parfait pour le photographe, puisque « leur vrai métier, c’est actrice ».







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Zoé de Sagan
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