Le moins que l’on puisse dire, c’est que Martine Stig utilise son appareil photo pour questionner son monde. Son objectif découpe le paysage pour se concentrer, un instant, sur un détail révélateur. Il se glisse dans l’intimité comme l’œil d’Hugo observant Caïn. Cet appareil est comme la plume d’un philosophe. Nous citerons par exemple, After, où des couples se font prendre en photo juste après avoir fait l’amour.





Bloos/Blush, portraits de femmes rougissantes.




Sisters, une incursion dans le monde des femmes voilées.





Thai-Girls ou comment jouer avec le fantasme occidental du marché du sex en photographiant des étudiantes thaïlandaises, futures dirigeantes. Non, le monde de l’artiste néerlandaise n’est pas simple et pas de tout repos. Et alors ? Qui a dit que le monde l’était ? Martine agit comme un miroir, malheureusement jamais déformant. Bienvenu dans le monde de Martine.






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Écrit par
Zoé de Sagan
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