
Retour sur l’œuvre de Max Dupain (1911-1992), souvent présenté comme un photographe moderniste australien. Mais comme souvent derrière les termes tout-faits se cache une réalité plus profonde. Celle d’un héraut des passionnés de sable et de mer. Des clichés que l’on pourrait croire sortis de la grande vague californienne post seconde guerre. Un culte du corps, nu, sportif. Des nus comme on n’en voit plus. Presque candides. Ni sexués, ni asexués. Juste là, parfaitement présents, insouciants. Une vie d’extérieure, des existences solaires.
« D’autres après nous encore recevront sur cette terre le premier soleil, se battront, apprendront l’amour et la mort, consentiront à l’énigme et reviendront chez eux en inconnus. Le don de vie est adorable. » Les mots d’Albert Camus, dans le méconnu La Postérité du soleil, soufflent toute la profondeur et la langueur des clichés de Max Dupain.










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Écrit par
Zoé de Sagan
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