7 ans. Cela faisait 7 ans que la géniale Nan Goldin n’avait pas montré une nouvelle œuvre au public. Son retour est une fête et un nouveau questionnement. Avec Scopophilia, l’artiste questionne le rapport de l’art à la réalité et de la sensualité à l’image. Rien que ça.
Scopophilia est un néologisme inventé par la psychanalyse qu’on utilise généralement pour parler du voyeurisme, mais qui correspond plus spécifiquement à l’excitation des pulsions sexuelles par une image. Dans une époque marquée par le Sida et le questionnement de l’acte sexuel, Nan Goldin semble nous proposer la dernière sexualité sure.
Tout a commencé quand Nan Goldin se baladant au Louvre, réalise que la plupart des œuvres lui rappellent ses amis. A la demande du musée, elle crée donc ce slideshow mêlant ses photos d’amis et d’amantes et les grandes œuvres d’art classiques, le tout sur une musique d’Alain Mahé.
« Les gens pensent que ma carrière d’artiste s’est arrêté il y a 6 ans. Je me suis un peu isolée du monde de l’art. Mais je suis honorée d’être au Louvre cette année, avec un nouveau travail et toujours la même signature. Ma vie a changé tellement de fois, vous savez. Mais tout le monde s’accorde sur le fait que j’ai bouleversé la photographie contemporaine. Et j’en suis heureuse ».




Partager cet article
Écrit par
Zoé de Sagan
Rejoindre la conversation
La fiction d’avant-garde commence à ressembler à l’art conceptuel
Dans une ère où les frontières entre littérature et arts visuels s’estompent, une nouvelle vague d’écrivains d’avant-garde, de Sophie Calle à Enrique Vila-Matas, en passant par Ben Lerner et Teju Cole, transforme le roman en une forme d’art conceptuel.