
Nan Goldin ne sépare jamais son travail de sa personnalité, allant toujours au plus simple, c’est à dire, au plus intime.
Marquée par la suicide de sa sœur et débutant la photo en shootant sa famille, ce thème est resté pour toujours prédominant chez elle. On la retrouve à la Sprovieri Galley à Londres avec un série sur les enfants.
« Je n’ai pas d’enfant, et mon attirance viscérale vers eux tient surtout au fait que j’aurai aimé en avoir. Et puis, je ne me souviens pas vraiment de ma propre enfance. Quand je me retrouve quelque part où il y a des adultes et des enfants, on finit toujours par rire des même non-dits avec les petits. »
La collection réunit des photos prises depuis 30 ans. Tous les enfants sont des proches de Nan Goldin. Souvent des filleuls de la photographe.
« J’ai voulu montrer tout le processus de développement. C’est pour ça que j’ai aussi pris des amies enceintes. Pour que personne n’oublie qu’on vient tous du sexe d’une femme. »








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Écrit par
Zoé de Sagan
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