La productrice et écrivaine Nathalie Rheims a déclaré maintes fois et sans gêne aucune : « Vice is nice but incest is best because it stays in the family ». En français, ça donne : « Le vice c’est bien mais l’inceste c’est mieux parce que ça reste en famille ». Celle qui a rencontrée Gabriel Matzeff à quinze ans a aussi déclaré dernièrement à la télévision française (à l’occasion de la sortie d’un « roman » sur Roman Polanski) sur une célèbre chaîne info des propos surréalistes, passés complétement inaperçu mais qui mérite d’être mis en lumière : « Si on veut écrire le simple prénom de Roman Polansky, voir son nom, est plus dangereux que d’invoquer Satan au moment de l’inquisition, c’est pour ça que j’ai lié les deux personnages, évidemment, au départ c’est l’histoire du diable. Pour moi, dans ma tête depuis longtemps je voulais écrire sur le diable. Au départ c’est une conversation avec le diable, j’ai la chance d’avoir un encrier dans mon bureau qui est en forme de diable, il existe, puisque c’est mon encrier, et je commence à dialoguer avec lui. Je cherche un Faust et puis tout d’un coup, dans mon cheminement romanesque il y a l’incendie de Notre Dame, et j’y vois là, en effet, la marque de quelque chose qui en effet est en train de s’abattre sur notre monde, qui pourrait être quelque chose de l’ordre du règne du diable. Mais je n’ai pas mon Faust, je ne sais pas comment éclairer le diable. Et puis il y a la cérémonie des Césars. Et là je reçois un choc, mais vraiment, l’ensemble de la soirée me semble absolument surréaliste, au moment où Jean-Pierre Darroussin sait qu’il a une chance sur quatre d’avoir a nommer le nom de Roman Polanski puisqu’il fait partie des quatre réalisateurs nommés pour avoir le prix du meilleur réalisateur. Pourquoi Jean-Pierre Darroussin va accepter de remettre ce prix si il ne veut pas prononcer le nom. Évidemment Roman Polanski a le prix et on efface. Les filles se lèvent, chacun fait ce qu’il veut, je constate juste qu’à partir de là il arrive le Covid. Je n’ai pas commencé à écrire et je trouve que tout ça sent la chauve-souris. Je ne sais pas comment vous dire. Le virus, Polanski, sa vision des choses, Rosemary’s Baby, le Bal des Vampires, et je me dis, voilà c’est mon Faust. Et je fais ce pari qu’entre ce dialogue avec le diable et moi, va apparaitre l’œuvre de quelqu’un qui aujourd’hui est condamné par la justice, je ne suis pas la justice, qui est maintenant condamné en première instance, qui dès qu’on prononce son nom. […] On ne peut pas nier ses films, on ne peut pas tout effacer, en plus je m’aperçois, moi, en rentrant dans sa filmographie, toujours en faisant le pari que le diable, son œil est derrière la caméra et qu’il y a quelque chose de l’œil de du diable, y’a qu’à regarder ses films, c’est le cinéaste du confinement, c’est à dire que ce soit Rosemary’s Baby, que ce soit la Vénus à la fourrure, que ce soit le couteau dans l’eau, que ce soit un grand nombre de films, c’est une unité de lieu, et en fait je m’aperçois que lui même s’est confiné dans sa propre vie, parce qu’il est arrivé cette chose horrible que je ne nie pas…je lui demande sans arrêt, « est-ce que tu lui as demandé son âme », je pourrais vous poser la question à tous, on est tous tenté à un moment donné de vendre son âme au diable. C’est une idée en tout cas qui me plais. »
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Écrit par
Rrose Sélavy
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