
Olaf Martens a un style difficile à définir. Certainement, un mixe cosmopolite. Un mélange, pour schématiser, d’une beauté chaude et épidermique du côté latin intrinsèque à la photographie, et une froideur environnementale du Nord de l’Europe.
Olaf Martens est né à Halle en Allemagne. Pas vraiment loin de la chaleur bavaroise. Pas vraiment loin de l’austérité du nord.
Ce qui frappe le plus dans son travail, c’est l’inconfort. Parfois corporel, d’ailleurs, avec des contorsionnistes qui seraient risibles s’ils n’étaient beaux. Mais il s’agit surtout d’un inconfort esthétique. Comme si le beau ne devait pas être trop choyé. Placé dans un écrin. Comme si Olaf Martens voulait se venger du beau, trop injuste, mais que dans le même temps, il ne pouvait se défaire de la fascination.































Partager cet article
Écrit par
Zoé de Sagan
Rejoindre la conversation
La fiction d’avant-garde commence à ressembler à l’art conceptuel
Dans une ère où les frontières entre littérature et arts visuels s’estompent, une nouvelle vague d’écrivains d’avant-garde, de Sophie Calle à Enrique Vila-Matas, en passant par Ben Lerner et Teju Cole, transforme le roman en une forme d’art conceptuel.