
C’est ce qu’on appelle une révélation tardive. Olivier Metzger est devenu, officiellement, photographe en sortant l’Ecole Nationale Supérieure de la Photographie d’Arles (où il vit toujours) à l’âge de 31 ans. Avant cela, Olivier Metzger était infirmier. On ne connaît pas ses qualités en tant que soignant, mais pour ce qui est de la photo, les récompenses, les nominations, les expos se sont multipliées dès le début.
Chez lui, les clichés sont cinématographiques. Dans une tendance lynchienne ou hitchcockienne. La lumière, il l’aime parcellée, nuancée. Le sujet est souvent mis en lumière, de dos, de face, de côté, elle semble le poursuivre. Mais à bien y regarder on finit toujours par se demander si ce que veut nous montrer l’artiste n’est pas dans l’ombre. Et si la lumière servait surtout à détourner l’attention ? Car la lumière éclaire, mais elle peut éblouir aussi. Comme le talent d’Olivier Meztger.




















Partager cet article
Écrit par
Zoé de Sagan
Rejoindre la conversation
La fiction d’avant-garde commence à ressembler à l’art conceptuel
Dans une ère où les frontières entre littérature et arts visuels s’estompent, une nouvelle vague d’écrivains d’avant-garde, de Sophie Calle à Enrique Vila-Matas, en passant par Ben Lerner et Teju Cole, transforme le roman en une forme d’art conceptuel.