
Elle affiche ce rapport aux corps direct, sans fard, emprunt de réalité, de tellement de réalité qu’un esprit latin penserait admirer de la fiction.
Peut-être est-ce propre à l’œil d’Olya Ivanova, on ne peut pas réduire un arbre à ses racines, mais il y a là un sens de l’esthétique que notre esprit a du mal à appréhender sauf à le qualifier de « genre ».
Pourtant, cette façon d’englober la crasse de la vie pour lui rendre toute sa beauté, comme dans une pensée bergsonienne qui estime que la vie est parfaite en ce qu’elle est parfaitement elle-même (ce qui s’applique également aux êtres), cette façon, donc, est une forme d’honnêteté. Or le mensonge est beau, et nous le savons bien en occident, mais on oublie parfois que la vérité peut l’être aussi.








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Écrit par
Zoé de Sagan
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La fiction d’avant-garde commence à ressembler à l’art conceptuel
Dans une ère où les frontières entre littérature et arts visuels s’estompent, une nouvelle vague d’écrivains d’avant-garde, de Sophie Calle à Enrique Vila-Matas, en passant par Ben Lerner et Teju Cole, transforme le roman en une forme d’art conceptuel.