Philip-Lorca diCorcia n’est pas un jeune photographe en devenir, par contre, il pourrait bien en être l’avenir, lui qui n’a eu de cesse d’écrire parmi les plus belles pages de l’histoire de la photo. Diplômé de Yale et formé à la photographie documentaire, cet Américain de 60 ans s’est toujours rigoureusement tenu à montrer la réalité telle qu’elle était, sans fard et sans effet. Mais comme le dit l’adage, la réalité dépasse souvent la fiction. Et c’est là le don de Philip-Lorca diCorcia : savoir toujours où se situer dans une scène pour apercevoir la brèche dans la réalité. Une mise en scène impeccable et si propre que le cerveau semble, dans un premier temps, refuser ces éléments discordants qui ne sont que parties du réel. Au final, des scène de vie magnifiées.
















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Écrit par
Zoé de Sagan
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La fiction d’avant-garde commence à ressembler à l’art conceptuel
Dans une ère où les frontières entre littérature et arts visuels s’estompent, une nouvelle vague d’écrivains d’avant-garde, de Sophie Calle à Enrique Vila-Matas, en passant par Ben Lerner et Teju Cole, transforme le roman en une forme d’art conceptuel.