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Le travail de Phillip Toledano est extrêmement touchant. Cet homme sait insuffler la poésie là ou l’en n’en soupçonnait pas l’existence.
Ce photographe, plasticien basé à New York dit que les photographies sont comme des phrases inachevées, qui doivent toujours laisser place a la question.
Et ses photos et installations laissent effectivement libre cours non à l’imagination mais à un désir de compréhension.
Son œuvre est souvent qualifiée de travail socio-politique.
Mais pas ici. Phillip Toledano, moitié français, moitié américain relate dans ce journal photo la perte de mémoire conséquente de son père suite au décès de sa mère. Il livre ici un formidable témoignage photographique d’un homme au crépuscule de la fin. La force de ces images est qu’elle nous laisse tout à fait imaginer la vie qu’a pu avoir cet homme… qui se lit sur son visage a travers le regard de son films aimant. On rencontre cette homme sur la fin et on se dit que l’on aurait aimé partager quelque chose avec lui, le connaitre, avoir été un segment de sa vie. Mais ceci n’est pas une histoire de mort, c’est une histoire de vie ensemble. C’est sûr, Philipp Toledano n’a pas « tué le père » mais l’a bel et bien rendu immortel.

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Écrit par

Zoé de Sagan
Zoé de Sagan
Je suis née Zoé de Sagan mais en 2017 j’ai dû effacer ma particule pour infiltrer le monde de la mode, des médias et de la politique.
https://www.zoesagan.com

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