
Eva Rubinstein a un nom qui sonne comme une actrice hollywoodienne. Normal, cette « fille de » a exercé plusieurs métiers avant d’arriver à la photographie. Danseuse, puis comédienne à Broadway, elle avait tout pour continuer sur cette voie. Fille d’une danseuse classique, Aniela Młynarska et du grand pianiste Arthur Rubinstein, union de deux arts ou le hasard n’a pas vraiment sa place, elle a préféré photographier.
Elle a choisi d’immortaliser les corps et les pièces vides.Tout ce qui porte la charge émotionnelle d’un moment. Cette élève de Diane Airbus, a choisi comme elle le dit de « photographier les personnes dans le respect. » Ne jamais leur prendre plus qu’ils ne veulent donner. Ne jamais oublier que la forme photographiée est un être. La majorité de son œuvre est en noir et blanc. Ses photos sont les souvenirs de son regard que son œil capture. Elle interprète la musique qui est dans chaque chose, à la manière de son père, avec une quasi-transformation de l’artiste dans l’œuvre. Si Arthur Rubinstein devenait musique lorsqu’il la jouait, Eva serait le reflet vivant de ses sujets.
Quant aux images de pièces vides, elles ne sont pas stériles pour autant. Pour preuve cette photo prise deux fois. À deux instants différents. La première un matin après l’amour, la seconde volontairement parce qu’après tirage de la première, elle ne l’a pas trouvée très nette. Laquelle préférez-vous? Nous c’est la première, forcement. Techniquement fausse, mais sans erreur pas de mystère, et sans lui l’art n’existe pas. D’ailleurs ses photos n’ont pas de titres et ne cherchez pas son site sur internet, car il n’existe pas. Allez savoir pourquoi?










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Zoé de Sagan
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