L’art, comme un chemin spirituel, exige toujours le dénuement pour atteindre le nirvana. Il faut épurer, simplifier, resserrer, pour toucher à l’essence. Écrire comme Louis-Ferdinand Céline qui jetait plus de pages qu’il n’en écrivait. « Écrire comme peint Cézanne » comme disait Hemingway.
C’est ce chemin qu’emprunte Robert Montgomery. L’Écossais est revenu loin, très loin, jusqu’à l’incipit biblique, « au commencement était le verbe« . Il est remonté si loin dans l’inspiration, que son œuvre se nourrit désormais de tous les arts, elle s’enracine dans l’âme commune de toutes les muses. Poésie, peinture, street art, cinéma, sculpture, littérature…
Robert Montgomery est tout simplement un artiste.


Comme tous les vrais artistes, Robert Montgomery est un vandale dans l’âme. En détournant les espaces publicitaires illégalement pour y inscrire ses messages à la fois poétiques et politiques, l’artiste nous empêche de flâner tranquillement. Ils imposent à nos cerveaux isolés par les ipods, à nos âmes perdues dans l’anonymat de la foule, à nos yeux fatigués par trop de sollicitations, à nos pieds somnambules des trajets quotidiens, à nos corps apeurés de l’étranger, Robert Montgomery impose à tout notre être une réflexion et une clairvoyance qui nous plonge dans l’inconfort du chemin de vérité.










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Écrit par
Zoé de Sagan
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