Scandale dans le monde de l'art contemporain : Claude Lévêque renvoyé en procès pour viols et agressions sexuelles sur mineurs
Le monde de l'art contemporain, ce cercle fermé où l'on célèbre la transgression comme une vertu suprême, se trouve une fois de plus confronté à ses démons les plus sordides.
Dans un réquisitoire du 29 décembre 2025, le parquet de Bobigny exige le renvoi de l'artiste plasticien Claude Lévêque devant la cour criminelle départementale de Seine-Saint-Denis pour viols sur mineurs de moins de 15 ans et agressions sexuelles par personne en autorité.
Des actes qui s'étalent de 1989 à 2007, sur des garçons vulnérables, souvent isolés et réduits au silence par un système d'emprise savamment orchestré.
Trois victimes mineures pour des faits non prescrits, cinq autres témoignages prescrits mais accablants : au total, huit vies brisées par un homme qui, pendant des décennies, a joui d'une impunité quasi absolue.
Comment expliquer une telle longévité dans l'horreur ? Tout simplement parce que Claude Lévêque était intouchable. Ses œuvres, acquises à prix d'or par des mairies, des départements et des institutions publiques, trônaient dans les lieux les plus prestigieux. Montreuil, Issy-les-Moulineaux, Montrouge : autant de collectivités qui, après les révélations, ont dû se résoudre à décrocher ou éteindre ces installations devenues radioactives.