
Sergey Maximishin est slave. Et tout est dit, ou presque. Né à Kretch en république autonome de Crimée. Un petit canal entre Mer Noire et Mer d’Azov, coincé entre Ukraine, Géorgie, Turquie et l’ogre Russe. Une de ces régions du monde qui a subit de plein fouet les événements géopolitiques du début des 90’s et dont tout le monde se balance depuis.
Sergey Maximishin y a fait sa vie. Un service comme photographe dans le Soviet Military Force Group à Cuba, pendant deux ans, des diplômes en physique, en art et en journalisme.
Et une vision. Une vision très slave. Si en occident, l’ironie sert à prendre des distances par rapport à des réalités jugées trop dures, plus à l’Est, l’ironie sert, au contraire, à s’ancrer dans la réalité. À rire les pieds dans la merde. À pointer les absurdités en refusant de les rejeter de sa propre identité.
Vous mêlez à cette vision unique, un sens du cadre, de la mise en scène et du jeu des lumières assez occidental, et vous obtenez le travail de Sergey Maximishin.









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Écrit par
Zoé de Sagan
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