30

Sergey Maximishin est slave. Et tout est dit, ou presque. Né à Kretch en république autonome de Crimée. Un petit canal entre Mer Noire et Mer d’Azov, coincé entre Ukraine, Géorgie, Turquie et l’ogre Russe. Une de ces régions du monde qui a subit de plein fouet les événements géopolitiques du début des 90’s et dont tout le monde se balance depuis.
Sergey Maximishin y a fait sa vie. Un service comme photographe dans le Soviet Military Force Group à Cuba, pendant deux ans, des diplômes en physique, en art et en journalisme.
Et une vision. Une vision très slave. Si en occident, l’ironie sert à prendre des distances par rapport à des réalités jugées trop dures, plus à l’Est, l’ironie sert, au contraire, à s’ancrer dans la réalité. À rire les pieds dans la merde. À pointer les absurdités en refusant de les rejeter de sa propre identité.
Vous mêlez à cette vision unique, un sens du cadre, de la mise en scène et du jeu des lumières assez occidental, et vous obtenez le travail de Sergey Maximishin.

31
"Zov Ilyitcha"  (Lenin's Mating Call) restaurant.
33
34
35
36
37
38
39

Partager cet article

Partager sur Facebook
Partager sur X
Partager sur LinkedIn

Écrit par

Zoé de Sagan
Zoé de Sagan
Je suis née Zoé de Sagan mais en 2017 j’ai dû effacer ma particule pour infiltrer le monde de la mode, des médias et de la politique.
https://www.zoesagan.com

Rejoindre la conversation