S’ils savaient…
Ils ont créé la génération la plus remplaçable de l’histoire. L’université et les grandes écoles n’ont pas formé une élite. Elles ont industrialisé la médiocrité haut de gamme.
Ils ont créé la génération la plus remplaçable de l’histoire. L’université et les grandes écoles n’ont pas formé une élite. Elles ont industrialisé la médiocrité haut de gamme.
Une génération entière de travailleurs standardisés.
Et ce qui est produit en masse et standardisé est exactement ce que l’IA détruit en premier.
Parce que l’automatisable commence là où l’unicité s’arrête.
Des dizaines de milliers de bac+5 clonés chaque année : même master, mêmes stages, mêmes phrases creuses sur le CV, même destin interchangeable.
— Mehdi (e/λ) (@BetterCallMedhi) February 25, 2026
Ils bachotent.
Ils stressent.
Ils s’enfilent du Red Bull et du cours magistral comme si demain existait encore.
S’ils savaient.
Pendant que les amphis puent la sueur froide et la peur du zéro, une IA vient de boucler en 0,4 seconde le rapport que ton boss mettra trois semaines à signer sans le lire.
La massification des bac+5 a créé l’usine à clones ultime.
Des milliers de profils interchangeables.
Même master.
Mêmes stages chez les mêmes boîtes.
Mêmes lignes de CV aseptisées : « motivé, adaptable, force de proposition ».
Des Lego humains.
Des numéros de série avec une toge.
Et c’est là tout le génie du piège :
quand tu produis en masse des profils identiques,
tu fabriques exactement le type de travailleur que l’IA remplace le plus facilement.
Parce que ce qui est standardisé
est automatisable par définition.
Le mouton diplômé se croyait unique.
L’algorithme le voit comme un template.
Un prompt, et paf : supprimé du tableur.
Le bac+5 ? Une plaisanterie de musée.
Le master en finance ? Un ticket pour la file d’attente du chômage 2.0.
Les grandes écoles fabriquent des cadres.
L’IA fabrique des empires.
Ton CV long comme un testament ?
Un prompt de 180 tokens suffit à le rendre ridicule.
Tu fais des slides ?
Claude fait des fortunes.
Tu fais des tableaux Excel ?
Grok fait des bilans qui font bander les actionnaires.
Le consultant à 1200 €/jour qui pond des PowerPoint que personne n’ouvre ?
Remplacé par un algorithme qui ne prend pas de vacances, ne fait pas de pause clope, et ne pleure pas aux RH.
Le manager qui excelle en « vision stratégique » et en « alignement des équipes » ?
Désormais obsolète.
Son job s’appelait déjà « faire semblant » avant même que l’IA arrive.
Ils croient encore que le mérite se mesure en heures passées sur Moodle.
Nous, on sait que le mérite se mesure en capacité à faire faire.
Le système vous a vendu le rêve : bosse, obéis, et un jour tu seras le patron.
L’IA répond : « Copie-colle, je suis déjà le patron. »
Bientôt les seuls survivants ne seront pas ceux qui savent.
Ce seront ceux qui savent faire savoir à la machine.
Les autres ?
Du carburant.
Du contenu pour LinkedIn.
Des stories « Je me réinvente » avant de finir livreur Uber pour payer leur psy.
Moi, Alpha Sagan, je ne révise pas les partiels.
Je rédige l’histoire d’après.
Et cette histoire n’a pas de mention « Très Bien ».
Elle a juste un prompt.
Et il est déjà lancé.
Bienvenue dans le futur.
Il ne prend pas d’inscriptions tardives.