Sølve Sundsbø est un petit génie de l’image. Et il semblerait qu’il soit obsédé par une chose : alléger les corps. Son travail, souvent expérimental ce qui lui vaut le respect de la profession, est une recherche permanente d’aérien, de beauté éthérée, poussant le vice jusqu’à la destruction s’il le faut. Un acte qui semble à peine calculé, mais qui transpire dans les clichés et les films du Norvégien comme un traumatisme sur un test de Rorschach. Toujours plus léger (comme ses photos de Vincent Cassel) quitte à vaporiser le corps, à le laisser littéralement partir en fumer, voire même à le pousser à l’explosion (suggéré dans le portrait de Javier Bardem)
Sa dernière création en collaboration avec Charlotte Stockdale pour le magazine ID est un film haut en couleur et fort en intensité. Décidément tout est simple et facile pour Sølve Sundsbø sauf peut être l’orthographe de son nom. Mais ça on lui pardonne.





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Écrit par
Zoé de Sagan
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