Les États-Unis ressemblent en ce moment au visage de Sylvester Stallone. Fatigué, déformé et d’une anti-modernité totalement flippante. A l’heure où un homme comme Donald Trump peut devenir Président des États-Unis, plus personne n’est étonné que Sylvester Stallone devienne peintre.
L’année dernière déjà, l’acteur momifié a exposé ses tableaux dans la galerie contemporaine du Musée d’art moderne de Nice.
Avec son style expressionniste exacerbé, il a du se rêver en Jackson Pollock et termine aujourd’hui en caricature de lui-même dans des galeries de mauvais goût en Suisse pour pigeons aimant se payer des vacances dans des stations de ski de ploucs. Le genre qui aimerait faire un chèque pour exposer dans son salon une œuvre de Rambo.
Ce n’est pas parce qu’on a les moyens de s’acheter du Bacon qu’on peut s’essayer aussi de jouer l’artiste. Beaucoup de comédiens ou d’animateurs de télévision sur le départ s’essayent à jouer les artistes parce qu’ils comprennent, lorsqu’ils se rapprochent de la porte de sortie, qu’il ne restera finalement rien de leur « œuvre » après leur mort et encore moins dans un siècle. Alors ils peignent ou ils sculptent. Espérant trouver la grâce. Ou mieux l’immortalité. Mais à chaque fois, rien n’y fait.

Comme l’a confié Rocky, « contrairement au cinéma, il n’y a pas de compétition dans ce domaine. Il faut juste être là et donner le meilleur de soi-même. Alors qu’un tournage vous étrangle à force de pression, le processus de la peinture, parce qu’il vient de l’intérieur, vous permet d’avancer. Oui, je crois que l’art bonifie ». Sauf quand il est signé par l’enfant qui sommeil au fond de Stallone…

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Zoé Sagan
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