
Aujourd’hui LVMH construit des collaborations avec Gallimard pour publier des guides ainsi qu’un recueil de nouvelles intitulé « La Malle » pour plonger le lecteur dans les archives collectées par Gaston-Louis Vuitton sous la signature entres autres de Marie Darrieussecq, Virginie Despentes, Nicolas d’ Estienne d’Orves, Patrick Eudeline, David Foenkinos, Philippe Jaenada et Yann Moix.

Aujourd’hui des écrivains comme Jay McInerney, Gay Shteyngart ou encore Jonathan Ames se font rincer la plume pour participer au cocktail du concours littéraire de Prada. Concours que nous avions égratigné il y a quelques mois, de la manière suivante :
« A l’heure hypermoderne du mélange des genres, des transversalités créatives et du crossover généralisé (entre style et business, mode et marchandise, art et tendance de mode) on assiste à la naissance d’opérations de communication « créatives » de plus en plus étonnantes. La dernière en date est le lancement d’un concours d’écriture commandité par Prada. Oui Prada, vous avez bien lu. En partenariat, pour la forme, avec la maison d’édition Giangiacomo Feltrinelli Editore.
L’initiative peut sembler novatrice et excitante. Sur le papier. Parce que dans la réalité, enfin lorsqu’on lit le contrat pour participer au concours c’est autre chose. Pour faire simple, Prada prend la pose du chercheur de talent, désireux d’aider de nouveaux artistes, alors qu’en vérité la marque s’offre un contenu de marque ultra qualitatif pour une bouchée de pain. Sur le dos des auteurs évidemment ».

Mais ça ne se passe pas toujours comme ça. Nicolas Rey, par exemple, a pu payer ses impôts grâce à des nouvelles pseudo-érotiques pour la marque de lingerie RougeGorge et Raphaël Entoven, ses vacances, grâce à sa participation lors d’une conférence commanditée par la Française des jeux.
Toute cette petite intelligentsia germanopratine a maintenant un lieu pour se réunir : l’espace éphémère Louis Vuitton (qui a remplacé la célèbre librairie la Hune en face du Café de Flore) accueillant des conférences sur la littérature (pour mieux se transformer bientôt en boutique ?)
Si l’on pousse la prospective un peu plus loin, nous sommes en droit de nous demander si bientôt Fleury Michon ne deviendra pas l’éditeur de Marc Levy (un plat acheté, un livre offert) ou H&M de BHL (une chemise blanche achetée, un essai philosophique offert) le tout avec un Beigbeder en homme sandwich aux Galeries Lafayette hurlant « la littérature est morte, vive la publicité ! ».
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Écrit par
Zoé de Sagan
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