Taiyo Onorato et Nico Krebs, dit TONK, est un duo de photographes. Et pourtant, photographe ne rend pas compte de leur œuvre. En fait, nous aurions envie de dire que ces deux Allemands trentenaires font du théâtre. Du plus simple qu’il soit. Même pas du théâtre de rue, du théâtre de chambre. De celui qui nous gardait tranquille enfant pendant les après-midis de pluie. Avec deux bouts de ficelles, nous créions un monde. Mais, alors que nous n’étions bon qu’à mettre un peu plus de désordre dans nos chambres et à transformer le soutien gorge Chantal Thomas de nos mères en pochoir improvisé, TONK, eux, sont géniaux. Des montages à base de frites McDO. Un puzzle de Manhattan où l’on ôte les pièces représentant les Twin Towers. Des soldats de plomb faisant la guerre dans un coulis de tomate. Deux planches à repasser qui se reproduisent (si, si). TONK réinvente l’inspiration et l’arrogance enfantine. On adore. Nous aussi, quand on sera grands, on sera TONK.




















Partager cet article
Écrit par
Zoé de Sagan
Rejoindre la conversation
La fiction d’avant-garde commence à ressembler à l’art conceptuel
Dans une ère où les frontières entre littérature et arts visuels s’estompent, une nouvelle vague d’écrivains d’avant-garde, de Sophie Calle à Enrique Vila-Matas, en passant par Ben Lerner et Teju Cole, transforme le roman en une forme d’art conceptuel.