n dossier hors-norme. Hélène Gerhards, une magistrate de la cour d’appel d’Agen, dans le Lot-et-Garonne, va être présentée à un juge d’instruction ce vendredi en vue de sa mise en examen, pour onze chefs dont trafic d’influence et détournement de fonds publics.
A l’issue d’une information judiciaire ouverte pour un total de 20 chefs, le procureur, Damien Martinelli, a requis la mise en examen de la magistrate dans le cadre d’un dossier sur ses liens supposés avec un membre présumé du banditisme corse lorsqu’elle était en fonction en Corse, entre 2010 et 2016. Ses avocats dénoncent « une opération de destruction ».
Interceptions téléphoniques
« A la lumière d’interceptions téléphoniques », il est apparu que cette magistrate, affectée après la Corse au parquet de Toulouse, « paraissait dans une relation de proximité avec un individu très défavorablement connu des services de police, au sujet notamment de travaux dans une villa dont elle était occupante, située sur la rive sud d’Ajaccio », écrit le procureur, qui a requis son placement en détention provisoire.
Selon des sources proches du dossier, l’individu en question est Johann Carta, mis en examen et écroué dans plusieurs enquêtes, notamment en décembre 2023 dans une enquête ouverte pour « escroquerie, extorsion de fonds et blanchiment d’argent en bande organisée » par la Juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) de Marseille. « En contacts réguliers également avec d’autres personnes connues des services de police (…), la magistrate semblait entretenir une grande proximité faite notamment de services réciproques », ajoute le magistrat.
Les chefs requis sont: faux en écriture publique par un dépositaire de l’autorité publique, usage de faux, détournement de fonds publics par une personne dépositaire de l’autorité publique, recours aux services d’une personne exerçant un travail dissimulé en bande organisée, trafic d’influence passif et actif, association de malfaiteurs en vue de préparer un crime ou un délit puni de 10 ans d’emprisonnement et en vue de préparer des délits puni de cinq ans d’emprisonnement, blanchiment, construction sans permis, détournement de la finalité de fichiers de données personnelles et enfin complicité de violation du secret professionnel.
Jeudi, les avocats de cette magistrate se sont interrogés, dans un communiqué, « sur un éventuel règlement de comptes au sein de la magistrature »: selon eux, leur cliente serait « victime d’une opération de destruction dans laquelle l’autorité judiciaire se permet tous les coups ».
Source : 20 Minutes
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Écrit par
Rrose Sélavy
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