Walter De Maria, dernier artiste vivant ayant produit une œuvre de première importance, vient de voir sa dernière installation enfin terminé 4 ans après sa mort.
L’œuvre, intitulée Truck Trilogy (2011-17) peut être considérée comme le travail final de Walter De Maria, qui se concrétise grâce à une collaboration entre la Dia Art Foundation et le Walter De Maria Estate, avec la galerie Gagosian, qui a soutenu la fabrication des camions. Le travail sera dévoilé le 22 septembre.
Sa Trilogie de camions juxtapose les lignes élégantes du design industriel américain du milieu du siècle avec le vocabulaire géométrique qui souligne plus de cinquante ans de la pratique de l’artiste.
Malheureusement peu connu du grand public en Europe, Walter a pourtant laissé derrière lui un travail exceptionnel.
En plus d’avoir travaillé avec le batteur du groupe de rock emblématique de l’époque, The Velvet Underground, alors mené par Lou Reed, Walter De Maria a su provoquer le monde de l’art en produisant séparément 3 œuvres (maintenant réunies au musée Guggenheim) détournant les trois symboles de leur signification originelle. Museum Piece (1966) représente la Swaztika. Cross. (1965-66) représente la croix chrétienne. Et Star (1972) représente l’étoile du judaïsme.
Par le simple fait de les exposer dans un musée, il les réduisait à de simples œuvres visuelles sans aucune autre connotation. Nul besoin de vous dire que les fanatiques de tous bords n’ont pas vraiment apprécié « le symbole ».
Pourtant, à l’occasion du bicentenaire de la Révolution française en 1989, De Maria a réalisé une sculpture dans la cour d’honneur du Palais Bourbon. Aujourd’hui, l’artiste ressuscite sans être là, sans doute pour dire au monde qu’il est devenu immortel.

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Zoé de Sagan
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