Traduction de Eric Boury.
Pourquoi lui ?
Parce qu’il est construit de manière incroyable et livre un magnifique tableau de la densité des sentiments humains.
Dans les années 50, Sigvaldi et Helga, nomment leur seconde fille Asta, prénom qui à une lettre près signifie « amour » en islandais pour lui porter chance. Bien bien longtemps après, Sigvaldi a une autre femme qu’Helga dans sa vie, et ne vit plus à Reykjavik mais à Stavanger en Norvège. Il tombe d’une échelle en peignant ses volets, et se remémore alors toute sa vie et celle de sa famille, secouée par des drames…
Quel roman ! Quelle émotion ! S’il existe encore des gens qui pensent que les scandinaves sont des gens rustres et austères, qu’ils lisent cette superbe fresque humaine, où lyrisme et humour alternent avec désespoir et cynisme. Où les sentiments se fracassent, où le romantisme fou tient tête à la résilience, à tout ce que l’humanité incarne de plus fragile et fort à la fois. Porté par une écriture poétique et une construction originale, ce roman bouleverse, emporte, dépayse. Une merveille.
Où le lire ?
Dans un bateau direction la Norvège ou l’Islande, ces pays où le romantisme se noie dans la dépression et la vodka, les larmes silencieuses et les désespoirs bourrus.
A qui l’offrir ?
A cette amie qui te saoule toute la journée avec la beauté des paysages scandinaves et le point auquel la vie est meilleure là-bas.
Editions Grasset
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