Pourquoi lui ?
Parce qu’il a du sang canadien, irlandais, écossais, indien et punk. Parce que jusqu’à aujourd’hui, il y avait Little Big Man et Danse avec les loups, chargés de leurs conclusions moralistes. Parce qu’il a une gueule à envahir les écrans et ça tombe bien, parce que ses livres seront rapidement adaptés.
Où le lire ?
Dans un centre commercial ou en pleine forêt. Devant les symboles de l’empire occidental ou écologique. Parce que le mythe actuel du bon sauvage rousseauiste en vogue en ce moment est émétique.
Le passage à retenir par cœur ?
« Et qui accuser quand tout cela disparaît ? Il est tentant de désigner un coupable, même si l’on ne devrait jamais évaluer ainsi la perte. Alors, qui est responsable de ce dont nous sommes aujourd’hui les témoins, nos enfants qui se taillent eux-mêmes en pièces, qui s’étranglent dans les coins sombres de leurs foyers ou qui ingurgitent votre boisson puante jusqu’à ce que leur corps les lâche ? Mais cela, c’est le futur. Ce conte est en apparence l’histoire de notre passé. »
À qui l’offrir ?
À ceux qui n’aiment pas l’histoire. Joseph Boyden parle des premières tribus, exterminées, oubliées, mais dont la terre crie toujours la culture. Son père était héros de la seconde guerre. Son grand-père, de la première. À une époque qui ne sait que foncer tête baissée, Boyden prend le temps de respirer.

« Dans le grand cercle du monde » de Joseph Boyden, Albin Michel, 596 p., 23,90 €
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