Pourquoi lui ?
Un pas de côté. Un pas en avant. Ce n’est pas une valse que notre monde a commencé, mais un nouveau besoin. Un besoin qui répond à une question toute bête : et s’il suffisait de changer de point de vue ? Et si nous avions tort depuis le début ?
De la même manière que Jean-Claude Carrière nous propose un ouvrage sur l’histoire de la paix, c’est une autre jeune pousse de la littérature qui nous offre cette vision nouvelle. Une interprétation de notre passé, de notre présent et de l’avenir hypothétique débarrassé de la sinistrose qui doit être traitée pour ce qu’elle est : une mode. Une vieille mode.
Le monde va de mieux en mieux, il serait peut-être temps de se le dire.
Où le lire ?
Dans le rayon best sellers de votre libraire. Là où se vendent les livres de tout ceux qui réécrivent le roman français. Michel Serres ne change pas les faits, mais l’interprétation. L’histoire semble bien être le grand combat de ce début de XXIème siècle.
Incipit.
Les historiens se vantent volontiers d’exercer, de pratiquer, de célébrer la mémoire, alors que leur discipline se définit plutôt comme une série d’oublis.
La passage à retenir par cœur.
De fait, ladite violence ainsi déchaînée, prétendue sous-estimée par ceux qui se disent réalistes, ne la surévaluons pas, au contraire ? Considérons les chiffres : les morts par attentats, les victimes de ces guerres asymétriques, ne peuvent se comparer, en nombre, aux dizaines de millions de tués par le dernier conflit mondial, le nôtre justement, et par les crimes odieux de nos États récents ni, aujourd’hui et chez nous, aux victimes du tabac, des accidents de la route ou, au moins aux États-Unis, aux homicides causés par le port d’armes, dont la somme monte à des centaines de milliers. Décisive sur ce point, la classification officielle des causes de mortalité dans le monde frappe de son évidence : violence, terrorisme, guerres civiles… occupent le dernier rang du classement, dont je viens de citer quelques-unes qui le précédent.
À qui l’offrir ?
À Éric Zemmour et François Fillon.

Darwin, Bonaparte et le samaritain, Michel Serres, éd. Le Pommier, 180 p., 19 €
Partager cet article
Écrit par
Rejoindre la conversation
D’Ernest Hemingway à Anne Frank: des milliers de livres censurées en Amérique
Ils ont rallumé les flammes, mais sans le panache des sorcières d’antan. 4.239 livres crevés, jetés au ban des écoles US, comme des carcasses qu’on laisse pourrir sous le soleil texan. PEN America a compté, et ça fait 10.046 coups de hache dans le papier, de
L’ancien Prix de Flore 2011 condamné à de la prison pour un « resto basket »
Écrivain-poète à la précocité remarquable, ancienne gloire littéraire du début des années 2010, Marien Defalvard fait aujourd’hui parler la chronique judiciaire pour des faits de toute petite criminalité. Il lui est en effet reproché d’être parti sans payer d’un restaurant orléanais, laissant derrière lui une note de
« Scandale », le nouveau roman de Schiappa est pire que le braquage du Fonds Marianne
Qui arrêtera la plume de Marlène Schiappa ? L’ancienne ministre sort courant mai un roman de « new romance » intitulé « Scandale » aux éditions Fayard. Et le résumé rappelle les grandes heures de « Marie Minelli ». Et si la réelle passion des ministres d’Emmanuel Macron n’était pas la politique, mais l’