Pourquoi lui ?
L’humain confond toujours pouvoir et devoir. Quand il peut, il se sent obligé (Alfred Nobel ne le savait que trop bien). Et mon Dieu, si notre époque est bien marquée par une obligation, c’est celle du voyage, de l’ouverture aux nouvelles cultures. L’avion a permis de voyager, la télé a montré l’étranger et internet a placé les antipodes sur le pas de notre porte.
Et si avant, il y avait bien la soirée diapo de tonton Robert après ses vacances au Cap d’Agde, aujourd’hui, il faut avoir voyagé pour palabrer. si tu n’as pas vu, tu ne parles pas. Pourtant, si de plus en plus de gens voyagent, les cons ne sont pas moins nombreux. Donc, le voyage ne fait pas tout.
Où le lire ?
Sur votre trajet retour.
Incipit.
Chiant, qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage.
Le passage à retenir par cœur.
Réhabilitez le mythe du bon sauvage. Assumez le risque et le culot de dire que là-bas, les gens sont parmi les plus aimables du monde. Ne tarissez pas d’éloges sur la gentillesse de la population locale. Une gentillesse qui se voit dans le regard. Des êtres terriblement attachants, plein de joie de vivre, agréables et disponibles pour les discussions, très dignes dans leur misère et qui ont un grand nombre de leçons à donner à nos sociétés dîtes « développées ».
À qui l’offrir ?
À vos amis sur le point de partir. Donc, à tous vos amis.

De l’art d’ennuyer en racontant ses voyages, Matthias Debureaux, éd. Allary, 100 p., 10 €
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