Diane Moulenc est un sacré personnage. Fraîchement diplômée de l’École Nationale de la Photographie d’Arles, cette jeune femme de 24 ans a un train d’avance sur elle-même. Une maturité étonnante chez elle renforce la seule chose qui compte chez un photographe, le sens inné du 100ème de seconde.

Après une enfance loin du monde avec un vrai rapport à la terre, Diane Moulenc scrute les faits et gestes de la ville et de ses habitants, un exercice à priori contre nature pour elle. Diane explore la rue sans image préconçue. L’œil aiguisé de l’artiste, pris dans la promiscuité urbaine, révèle un sens précis du timing toujours à la seconde, le fameux 100ème qui capture des lichettes de vie. De toutes les images possibles, Diane Moulenc en extraira la plus juste, un concentré de cette chose qui ne s’apprend pas : un sens inné de l’instant et un cadrage parfait.

Diane Moulenc a déjà la boîte à outils d’une grande photographe : un incroyable sens de la situation où se cache une poésie presque enfantine. Peu de photos de chaque scène – une forme de pudeur – dont l’artiste extrait l’image avec un grand I.

Diane Moulenc sait figer ce monde dont les images défilent si vite qu’elles nous échappent à nous, pauvres galopeurs.

Cyrille Putman.

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La rédaction
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Écriture aiguisée sur l'art, la tech, la culture et les zones grises entre les trois. Ton direct, anti-bullshit assumé. On décrypte ce qui se trame dans les médias, l'IA, le cinéma et la société. Bienvenue dans l'anti-chambre prédictive.
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