Pourquoi lui ?
Parce que si vous avez aimé Le Cercle des poètes disparus, mais que vous n’aimez pas les happy end, vous trouverez dans Le Maitre des illusions toute l’effervescence d’un groupe de jeunes étudiants étranges. Parce que les lettres classiques, tel le grec, y sont étudiées et que ces élèves sont bien plus sombres que ceux du professeur Keating. Parce que le livre regorge de références aux grands textes de la littérature et de la philosophie grecque.
Où le lire ?
Dans une forêt propice aux bacchanales.
Le passage à retenir par coeur ?
« Les choses terribles et sanglantes sont parfois les plus belles. C’est une idée très grecque, et très profonde. La beauté c’est la terreur. Ce que nous appelons beau nous fait frémir. Et que pouvait-il y avoir de plus terrifiant et de plus beau, pour des âmes comme celles des Grecs ou les nôtres, que de perdre tout contrôle ? Rejeter un instant les chaînes de l’existence, briser l’accident de notre être mortel ? […] Si nos âmes sont assez fortes, nous pouvons déchirer le voile et regarder en face cette beauté nue et terrible ; que Dieu nous consume, nous dévore, détache nos os de notre corps. Et nous recrache, nés à nouveau. »
A qui l’offrir ?
Aux nostalgiques du Cercle des poètes disparus ou aux admirateurs de Platon.
Partager cet article
Écrit par
Zoé de Sagan
Rejoindre la conversation
D’Ernest Hemingway à Anne Frank: des milliers de livres censurées en Amérique
Ils ont rallumé les flammes, mais sans le panache des sorcières d’antan. 4.239 livres crevés, jetés au ban des écoles US, comme des carcasses qu’on laisse pourrir sous le soleil texan. PEN America a compté, et ça fait 10.046 coups de hache dans le papier, de
L’ancien Prix de Flore 2011 condamné à de la prison pour un « resto basket »
Écrivain-poète à la précocité remarquable, ancienne gloire littéraire du début des années 2010, Marien Defalvard fait aujourd’hui parler la chronique judiciaire pour des faits de toute petite criminalité. Il lui est en effet reproché d’être parti sans payer d’un restaurant orléanais, laissant derrière lui une note de
« Scandale », le nouveau roman de Schiappa est pire que le braquage du Fonds Marianne
Qui arrêtera la plume de Marlène Schiappa ? L’ancienne ministre sort courant mai un roman de « new romance » intitulé « Scandale » aux éditions Fayard. Et le résumé rappelle les grandes heures de « Marie Minelli ». Et si la réelle passion des ministres d’Emmanuel Macron n’était pas la politique, mais l’