Pourquoi lui ?
Pour toute personne née après 1980, on parle d’un Citizen Kane 2 ici. Au cinéma ? Impossible. Casse gueule. Comme George Lucas créant Jar Jar Binks.
Chuck a été malin en utilisant le support bd. Moins de comparaison et plus de possibilités. Parce que le livre tente des choses. Beaucoup de choses. Visualisez le fameux 4ème mur. Palahniuk le pulvérise et emboutit au passage les quinze suivants. Déjà que la schizophrénie permettait de nombreux aller-retour dans les différentes strates subjectives de la réalité, mais là l’auteur joue entre réalité et fiction. Au fil des pages, on se perd complètement. Et Palahniuk rétablit quelques vérités sur son oeuvre. Sur les mauvaises conclusions qui en ont été tirées. Publie une tirade coupée. Et donne un nom au personnage anonyme le plus célèbre de la littérature et du cinéma.
Où le lire ?
Où vous voulez, mais attention, une fois le nez dedans, on ne s’arrête pas. Entre autre grâce à la superbe mise en scène de Cameron Stewart.
Le passage à retenir par coeur ?
Un jour je veux porter ton avortement.
À qui l’offrir ?
Alors, vous en achetez une grande pile et vous la refilez à tous vos amis, à votre famille et ensuite aux personnes que vous croisez dans la rue.

Fight Club 2, Chuck Palahniuk et Cameron Stewart, éd. Super 8, 257 p., 25 €
Partager cet article
Écrit par
Rejoindre la conversation
D’Ernest Hemingway à Anne Frank: des milliers de livres censurées en Amérique
Ils ont rallumé les flammes, mais sans le panache des sorcières d’antan. 4.239 livres crevés, jetés au ban des écoles US, comme des carcasses qu’on laisse pourrir sous le soleil texan. PEN America a compté, et ça fait 10.046 coups de hache dans le papier, de
L’ancien Prix de Flore 2011 condamné à de la prison pour un « resto basket »
Écrivain-poète à la précocité remarquable, ancienne gloire littéraire du début des années 2010, Marien Defalvard fait aujourd’hui parler la chronique judiciaire pour des faits de toute petite criminalité. Il lui est en effet reproché d’être parti sans payer d’un restaurant orléanais, laissant derrière lui une note de
« Scandale », le nouveau roman de Schiappa est pire que le braquage du Fonds Marianne
Qui arrêtera la plume de Marlène Schiappa ? L’ancienne ministre sort courant mai un roman de « new romance » intitulé « Scandale » aux éditions Fayard. Et le résumé rappelle les grandes heures de « Marie Minelli ». Et si la réelle passion des ministres d’Emmanuel Macron n’était pas la politique, mais l’