Après les Kesh Angels, ces photos de bikeuses pop du Maroc en babouches et djellabah, Hassan Hajjaj revient avec une série hautement plus provocatrice.
Pour l’événement Photoquai au Musée du Quai Branly, l’artiste marocain a proposé une vision de la femme voilée très mode, esthétisée au possible et décalée.
Ses jeunes femmes mises en scène comme dans des éditos de mode portent des niqabs aux couleurs de grandes marques comme Nike ou Adidas.
On a pu lire dans la presse que c’était là peut-être une façon d’ironiser sur la publicité ou les tabous sociaux. Voire de créer des caricatures de looks de fashionistas musulmanes pour dénoncer l’oppression que peut exercer la mode sur les femmes, ou encore d’utiliser l’esthétisation du voile pour frayer un chemin à l’Islam.
L’art de Hassan Hajjaj est peut-être plus subtile que cela, surtout lorsque l’on sait que l’artiste a importé le « Marrakitsch », notamment par son design pour le bar Parisien Andy Waloo.
Cet autodidacte photographe, portraitiste et designer de vêtements et de meubles a su retranscrire par l’art les influences de la tradition dans un contexte opposé à toute forme de critique, celui de l’industrie de la mode. Et c’est certainement là son message le plus fort. Le capitalisme artiste n’aura jamais trouvé meilleur exemple.











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Écrit par
Cécile Montigny
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