A l’heure où la cyberguerre a déjà commencé et risque d’être beaucoup plus violente et aliénante que les guerres que nous avons connues jusqu’à présent, où l’intelligence artificielle est sur le point de remplacer des millions d’employés, où les professions libérales ont de plus en plus peur de la puissance des chatbots, où l’arrivée des BATX [Baidu, Alibaba, Tencent, Xiaomi] chinois en Occident va bousculer les GAFA, et où l’Europe est désarmée technologiquement face aux conflits du futur, deux signaux faibles soulignent ce que nous voulons vous démontrer et que nous appelons ici depuis plusieurs années THE ART OF INTERNET WAR.
Premièrement, des hackers russes ont monté la plus vaste affaire d’escroquerie publicitaire en ligne. De 3 à 5 millions de dollars par jour ont été détournés auprès des principaux médias et annonceurs américains.
Ils auraient simplement activé des bots, capables de visionner 200 à 300 millions vidéos programmatiques chaque jour.
Autrement dit, le stratagème des hackers est de simuler des centaines de milliers de clics sur les annonces vidéo postées sur des sites fantômes.
Après avoir mis la main sur 500 millions d’adresses IP – l’identifiant de chaque appareil connecté à Internet – les hackers russes ont réussi à assigner à chacune d’elle une identité en apparence humaine et convaincante, avec des imitations de clics, des mouvements de souris, des faux cookies donnant les informations géographiques ou des historiques de connexion…
Ensuite, après avoir imité 6000 imitations de sites connus (CNN, BuzzFeed, Yahoo, Facebook, New York Times, Pokemon, Air France…) et proposant aux annonceurs de revendre leurs contenus pubs invendus à ces fausses versions de sites, la machine à clics pouvait être enclenchée et rapporter gros à leurs auteurs.
Comme il s’agissait de sites en apparence très connus du grand public, l’addition grimpait d’autant plus vite, générant entre 3 et 5 millions d’euros de revenus par jour avant la découverte de l’arnaque en octobre.
Selon un rapport de l’Association of National Advertisers, la fraude publicitaire mondiale aura coûté 7,2 milliards de dollars aux annonceurs en 2016. Ces experts américains estiment qu’entre 10 % et 30 % des publicités en ligne sont sujettes à des pratiques frauduleuses.
Et dans cette affaire particulièrement, le ratio bénéfices/risques est très favorable puisque le risque est nul. Et même quand il y a une loi, il y a jamais eu de procès…
En parallèle, le site officiel du Club Bilderberg a été hacké par Anonymous et le groupe HackBack. Les pirates menacent ce groupe élitiste de représailles massives si il n’œuvre pas en faveur de l’humanité d’ici un an.
Dans leur lettre, les pirates appellent les « élites atlantistes » à œuvrer pour l’humanité sous peine d’attaques massives visant à la fois leurs données privées, mais aussi celles de leurs familles et leurs comptes en banque.
« Chers membres du Bilderberg, dès maintenant, chacun d’entre vous à un an (365 jours) pour travailler réellement en faveur des humains et non de vos intérêts privés […] Sinon, nous vous trouverons et nous vous piraterons.
Faites attention à la situation actuelle : Nous contrôlons vos voitures chères et connectées, nous contrôlons les dispositifs connectés de vos maisons, nous contrôlons l’ordinateur portable de votre fille, nous contrôlons le portable de votre femme. Nous enregistrons vos rencontres secrètes, nous lisons vos e-mails, nous contrôlons la smartwatch de votre escort girl préférée, nous sommes dans vos banques chéries et nous contemplons vos avoirs. Vous ne serez plus jamais en sécurité, tant que vous êtes près de l’électricité ».
De notre côté, notre ami et collaborateur Mark Even est toujours emprisonné dans une petite prison fédérale des États-Unis pour crime de hacking. Heureusement pour nous, plus pour très longtemps…
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Écrit par
Zoé de Sagan
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