Pas besoin de se voiler la face, nous sommes fans de Franck Glenisson. Totalement immergé dans la réalité sombre de son temps, il est le fils d’une copulation peu probable mais excitante entre Bettina Rheims et Charles Bukowski.
Stéphan(i)e a été dévoilé en novembre dernier au centre Pompidou durant le festival international du film de mode, ASVOFF7. « L’histoire d’un petit garçon du Nord de la France qui devra se débarrasser de ses démons pour devenir et vivre pleinement sa vie de femme » selon l’auteur lui-même. Un pitch plutôt lisse pour un film clipé, spasmodique, qui rend une souffrance sociale par le jeu de métaphores évidentes et esthétiques (n’hésitant pas, même, à user d’images directement issues de notre mémoire inconsciente des fantasmagories de contes pour enfants), qui s’abandonnent dans une mise en scène beaucoup plus subtile et névrotique. C’est dans ce paradoxe et cette mise en opposition de l’image et de son montage que né une dichotomie d’émotions. À la fois reflet des deux sexes antagonistes partageant le même corps, et à la fois, écho du malaise naturel d’une société qui veut accepter les transsexuels, mais se trouve pris devant la complexité à aimer le non naturel.
Bref, Franck Glenisson, en trois minutes, résume la position du monde et celle de chacun de ses individus, seulement par un jeu de mise en perspective visuelle. Bref, de l’art. Et du grand.
Partager cet article
Écrit par
Rejoindre la conversation
Il n’y aura qu’une seule Brigitte iconique en France et elle s’appelle Bardot
Elle est si contemporaine, vivant au-delà d’un moment donné », disait Douglas Kirkland de Brigitte Bardot. Le photographe américain, auteur de clichés de légendes du cinéma de Marilyn Monroe à Angelina Jolie, n’était pas passé à côté du phénomène Bardot. En 1965, il l’a suivie sur le tournage
Enzo, photographe de 22 ans, immortalise la vie de quartier comme personne
Il ne pensait pas, en arrivant à Monclar à Avignon, qu’il passerait finalement ses journées et une partie de ses soirées au cœur du point de deal du Ponzo. Appareil photo autour du cou, il souhaite témoigner de la vie des habitants du quartier. Enzo va finalement finir par
Le photographe Eoin Carey met en scène la vie de papa solo
Intitulé Father, le corpus d’œuvres et le nouveau livre du photographe Eoin Carey présentent des papas solos et leurs routines quotidiennes. Il n’y a rien d’étrange dans les images; nous voyons simplement des pères avec leurs enfants dans un cadre naturel et domestique alors qu’Eoin capture