Pourquoi lui ?
Enfin un beau mariage entre la physique et la philosophie comme les Grecs anciens savaient le faire. L’astrophysicien vietnamo-américain nous rappelle ce que tout le monde, ou presque, sait : l’univers, quelque soit l’échelle à laquelle on l’observe, est composé majoritairement de vide. Mais un vide utile. Primordial même.
Et alors qu’on touche du doigt la compréhension de la physique quantique (du moins, assez pour briller faussement dans un dîner mondain), l’auteur bascule sur la philosophie et la spiritualité. Et alors, cette vérité nous saute aux yeux : le monde des idées et le monde physique suivent la même architecture.
La plénitude du vide est peut-être le livre le plus symbolique d’une grande tendance de ce début du XXIème siècle : les solutions passeront pas là où nous ne les cherchions pas.
Où le lire ?
Face à un débat des primaires de droite. Parce qu’alors vous observez le vrai vide.
Le passage à retenir par coeur.
Nous savons aujourd’hui qu’un noyau atomique n’occupe qu’un millionième de milliardième du volume de l’atome. En d’autres termes, la taille du noyau est environ cent mille fois inférieure au diamètre de l’atomee. Un noyau dans un atome est comparable à une bille d’un centimètre dans un stade d’un kilomètre de longueur. Tout le reste de l’atome n’est que de l’espace vide occupé ça et là par des nuées d’électrons sans cesse en mouvement. Parce que 99,999999999999999 % du volume de l’atome est vide, nous pouvons dire que la matière est du « presque vide ».
À qui l’offrir ?
À ceux qui brassent du vide. Oui, ça fait du monde.

La plénitude du vide, Trinh Xuan Thuan, éd. Albin Michel, 316 p., 20,90 €
Partager cet article
Écrit par
Rejoindre la conversation
D’Ernest Hemingway à Anne Frank: des milliers de livres censurées en Amérique
Ils ont rallumé les flammes, mais sans le panache des sorcières d’antan. 4.239 livres crevés, jetés au ban des écoles US, comme des carcasses qu’on laisse pourrir sous le soleil texan. PEN America a compté, et ça fait 10.046 coups de hache dans le papier, de
L’ancien Prix de Flore 2011 condamné à de la prison pour un « resto basket »
Écrivain-poète à la précocité remarquable, ancienne gloire littéraire du début des années 2010, Marien Defalvard fait aujourd’hui parler la chronique judiciaire pour des faits de toute petite criminalité. Il lui est en effet reproché d’être parti sans payer d’un restaurant orléanais, laissant derrière lui une note de
« Scandale », le nouveau roman de Schiappa est pire que le braquage du Fonds Marianne
Qui arrêtera la plume de Marlène Schiappa ? L’ancienne ministre sort courant mai un roman de « new romance » intitulé « Scandale » aux éditions Fayard. Et le résumé rappelle les grandes heures de « Marie Minelli ». Et si la réelle passion des ministres d’Emmanuel Macron n’était pas la politique, mais l’