Le Livre des morts
Une lecture computationnelle commandée par un vivant, pour quelqu’un qui n’est plus là. Elle se demande · une personne lit avant qu’on écrive.
Une lecture computationnelle commandée par un vivant, pour quelqu’un qui n’est plus là. Elle se demande · une personne lit avant qu’on écrive.
Une lecture computationnelle commandee par un vivant, pour quelqu un qui n est plus la. Un parent, un enfant, un ami. On a la date, l heure et le lieu de naissance · c est sur les actes.
Le moteur ne lit pas un avenir. Il lit une naissance · une date, une heure, un lieu, et ce que neuf civilisations en ont dit chacune de leur côté. Cela ne cesse pas d’être calculable parce que la personne n’est plus là. Une date de naissance reste une date de naissance. Elle est sur les actes.
Le Livre des morts est donc la même lecture computationnelle que les autres, avec la même provenance et les mêmes sources, composée pour quelqu’un qui n’est plus là et remise à ceux qui restent.
La frontière entre un objet de deuil et l’exploitation d’une détresse est mince. Elle ne se juge pas à l’intention, elle se juge à la rédaction · à ce qui est écrit, ligne par ligne, dans le livre qui part. Et cela, une caisse ne sait pas le juger.
Alors il y a une porte, et derrière la porte il y a quelqu’un. Chaque demande est lue par une personne avant d’être composée, une par une. On répond, on en parle si c’est nécessaire, et on compose ensuite. Ce n’est pas une posture · c’est la seule façon de garder la main sur ce qui est écrit, et de dire non quand il faut dire non.
RIEN N’EST PRÉLEVÉ À CETTE ÉTAPE · TU REÇOIS UNE RÉPONSE ÉCRITE
On demande le prénom de la personne, sa date, son heure et son lieu de naissance, et le lien qui vous unit. C’est tout ce dont le moteur a besoin, et un champ qu’on ne calcule pas est un champ qu’on n’a pas le droit de demander.
On ne demande ni la date, ni le lieu, ni la cause de la mort. Jamais. Si tu veux nous dire quelque chose avant qu’on écrive, il y a un champ libre, et il est facultatif.
Tu peux aussi écrire directement à aurelienpoirson@gmail.com. C’est la boîte de la maison, elle est lue par une personne.