Pourquoi lui ?
C’est vrai, des romans historiques, nous n’avons pas beaucoup sur Apar. Aucun en fait. C’est vous dire si on a aimé celui-ci. D’abord, parce qu’il s’agit d’une uchronie. Que se serait-il passé si le fils de Napoléon avait voulu revenir aux affaires ?
C’est le postulat de départ du livre de Serge Hayat (un passionné de Napoléon qui passe ses vacances sur l’île de Sainte-Hélène). Si on omet un final qui ressemble à un épisode de 7 à la maison, le livre est succulent.
La qualité de l’écriture qui semble d’époque et la qualité de la description des scènes de vie (la perversion sexuelle de Talleyrand vaut à elle seul l’achat du livre) rappelle des livres comme Le Collier de la reine d’Alexandre Dumas.
Où le lire ?
À la machine à café quand vous écoutez les médisances de vos collègues. Tout vous paraîtra plus léger.
Incipit.
Un glas s’était mis à sonner du côté de Schünbrunn.
Le passage à retenir par cœur.
-Et tu es quoi alors, « de formation » ?
François soutenait passionément son regard. C’était l’heure, c’était l’instant, ses oreilles bourdonnaient… Soudain, il s’entendit prononcer, d’une voix beaucoup plus claire qu’il n’espérait :
-Prince du sang.
Napoléon cilla.
-Qu’est-ce que tu racontes, coglione ? Prince du sang, quel sang ?
Est-ce possible qu’il ne me reconnaisse pas, même après toutes ces années ? se demandait François. Est-ce possible qu’il n’ait pas encore compris, en me voyant là devant lui, et avec ce que je viens de dire ?
-Votre sang. Je suis votre fils, François.
À qui l’offrir ?
Jean Sarkozy.

L’Empire en héritage, Serge Hayat, éd. Allary, 492 p., 19,90 €
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La rédaction
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