Pourquoi lui ? On imagine à peu près comment un écrivain ou un peintre crée. Mais un mathématicien et un compositeur ? C’est l’instant où notre société rationnelle s’effondre. L’instant de magie. Le créateur devient chamane.
Ce que ce livre nous apprend, c’est qu’il existe des créateurs, mais qu’il existe LA création. Unique. Absolue. Incarnée sur un malentendu semble-t-il, tant sa métaphysique est puissante.
Où le lire ?
À l’Assemblée nationale, un lieu de décision sans création.
Incipit.
Les rencontres font les idées, les projets et les hommes.
Le passage à retenir par cœur.
En mathématique, on considère de mauvais goût d’utiliser un cas particulier d’une grosse théorie très puissante quand on peut faire la même démonstration par un chemin plus simple. L’élégance, c’est une économie de moyen.
À qui l’offrir ?
À Dieu, ça fait longtemps qu’il n’a pas créé quelque chose de neuf.

Les coulisses de la création, Cédric Villani et Karol Beffa, éd. Flammarion, 250 p., 18 €
Partager cet article
Écrit par
Rejoindre la conversation
D’Ernest Hemingway à Anne Frank: des milliers de livres censurées en Amérique
Ils ont rallumé les flammes, mais sans le panache des sorcières d’antan. 4.239 livres crevés, jetés au ban des écoles US, comme des carcasses qu’on laisse pourrir sous le soleil texan. PEN America a compté, et ça fait 10.046 coups de hache dans le papier, de
L’ancien Prix de Flore 2011 condamné à de la prison pour un « resto basket »
Écrivain-poète à la précocité remarquable, ancienne gloire littéraire du début des années 2010, Marien Defalvard fait aujourd’hui parler la chronique judiciaire pour des faits de toute petite criminalité. Il lui est en effet reproché d’être parti sans payer d’un restaurant orléanais, laissant derrière lui une note de
« Scandale », le nouveau roman de Schiappa est pire que le braquage du Fonds Marianne
Qui arrêtera la plume de Marlène Schiappa ? L’ancienne ministre sort courant mai un roman de « new romance » intitulé « Scandale » aux éditions Fayard. Et le résumé rappelle les grandes heures de « Marie Minelli ». Et si la réelle passion des ministres d’Emmanuel Macron n’était pas la politique, mais l’