C’est peut-être l’air de rien l’exposition qui nous a le plus frappée cette année à Paris. Engagée, sans concession et radicale, la première étape de la collaboration entre l’université Paris II Panthéon-Assas et les Rencontres d’Arles autour du thème des paradis fiscaux est absolument remarquable.
Une exposition-vérité qui ne ment pas, qui ne cache pas, de plus en plus rare dans la capitale, il fallait donc vous présenter la pensée des deux photographes courageux à l’origine du projet…
Les paradis fiscaux ont discrètement pris d’assaut le monde en catimini. Les articles et les rapports de plus en plus nombreux sur ce sujet si mal compris sont en général illustrés par des images de plages bordées de palmiers.
Est-ce bien à cela que ressemblent les paradis fiscaux ? Du Delaware à Jersey, des Îles Vierges britanniques à la City de Londres, Paolo Woods et Gabriele Galimberti nous font découvrir un monde secret très différent de ce que nous nous plaisons le plus souvent à imaginer.
Pendant plus de deux ans, les deux artistes ont voyagé dans les centres offshore qui incarnent l’évasion fiscale, le secret, et l’extrême richesse, guidés par une unique obsession : traduire en images ces sujets pour le moins immatériels.
Ils ont réellement créé une entreprise, judicieusement nommée The Heavens, dont le siège social se situe dans le même bâtiment qu’Apple, la Bank of America, Coca-Cola, Google, Wal-Mart, et 285 000 autres entreprises.
Les paradis fiscaux ne sont pas une excentricité exotique mais bien un instrument structurel de l’économie mondialiste. Ils nous confrontent aux problèmes moraux les plus fondamentaux et interrogent les relations qu’entretiennent public et privé, entreprises et états, riches et pauvres.






Partager cet article
Écrit par
Zoé de Sagan
Rejoindre la conversation
Il n’y aura qu’une seule Brigitte iconique en France et elle s’appelle Bardot
Elle est si contemporaine, vivant au-delà d’un moment donné », disait Douglas Kirkland de Brigitte Bardot. Le photographe américain, auteur de clichés de légendes du cinéma de Marilyn Monroe à Angelina Jolie, n’était pas passé à côté du phénomène Bardot. En 1965, il l’a suivie sur le tournage
Enzo, photographe de 22 ans, immortalise la vie de quartier comme personne
Il ne pensait pas, en arrivant à Monclar à Avignon, qu’il passerait finalement ses journées et une partie de ses soirées au cœur du point de deal du Ponzo. Appareil photo autour du cou, il souhaite témoigner de la vie des habitants du quartier. Enzo va finalement finir par
Le photographe Eoin Carey met en scène la vie de papa solo
Intitulé Father, le corpus d’œuvres et le nouveau livre du photographe Eoin Carey présentent des papas solos et leurs routines quotidiennes. Il n’y a rien d’étrange dans les images; nous voyons simplement des pères avec leurs enfants dans un cadre naturel et domestique alors qu’Eoin capture