Pourquoi lui ?
Parce qu’on doit toujours s’intéresser à un écrivain qui boit du champagne en pleine après-midi. Et puis parce que si vous aimez Jim Jarmusch, Jean Eustache et Andy Warhol vous retrouverez un mélange détonnant de ces trois esprits dans les onze nouvelles oniriques que Jean-Jacques Schuhl a eu la bonne idée d’imaginer.

Ou le lire ?
Sur n’importe quelle plage cet été parce qu’il y a rien de plus chic que le livre d’un dandy au soleil. Pour pousser le snobisme, vous pouvez même le lire en tournant le dos à la mer.

Le passage à retenir par cœur ?
« Je racontais souvent dans ce que j’écrivais que j’étais « pour l’impersonnalité » et je ne sais quoi encore, tout juste si j’allais pas chercher des formules dans un bouddhisme de pacotille, ou peut-être taoïsme, et dans la vie quotidienne je m’accrochais encore à des signes d’identité. C’était la manche maintenant qui pendait et l’autre qui tirait dessus… Un bras du mannequin venait de se détacher. Bon sang ! mais qui ou quoi nous avait fourré ces goûts, ce genre, ce style dans la tête ? Désormais j’allais laisser venir les choses, me laisser choisir par elles au hasard, faire preuve d’indifférence. »

A qui l’offrir ?
A tout vos amis qui disent : « Quand même le Café de Flore c’était mieux avant » ou « Dommage que les grands stylistes soient tous morts, la littérature contemporaine est foutue. »

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Obsessions, de Jean-Jacques Schuhl, Gallimard, « L’Infini », 150 p., 15,90 €.

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Écrit par

Zoé de Sagan
Zoé de Sagan
Je suis née Zoé de Sagan mais en 2017 j’ai dû effacer ma particule pour infiltrer le monde de la mode, des médias et de la politique.
https://www.zoesagan.com

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