Pourquoi lui ?
Parce que c’est le journal intime d’un homme presque mort ou la chronique d’une mort annoncée.
Où le lire ?
Sur un bord d’autoroute, sur une corniche, sur un pont, partout ou la mort pourra prendre de la hauteur.
Le passage à retenir par coeur ?
« Tu es seul et tu le sais. Tu es né pour vivre seul sous les ailes d’un autre, soutenu et justifié par un autre, mais qui soit assez gentil pour te laisser faire le fou et te laisser croire qu’il suffit de toi seul pour refaire le monde. Tu ne trouves jamais personne qui supporte cela ; de là, que tu souffres des séparations – non point par tendresse. De là, ta rancœur pour celui qui s’en est allé ; de là, ta facilité à trouver un nouveau maître – non point par cordialité. Tu es une femme, et en tant que femme tu es têtu. Mais tu ne te suffis pas et tu le sais. »
A qui l’offrir ?
A tous ceux qui crèvent d’envie de vivre.

Partager cet article
Écrit par
Zoé de Sagan
Rejoindre la conversation
Rick Perlstein, le prophète qu’on aurait dû écouter
De Barry Goldwater à Ronald Reagan, en passant par Richard Nixon, l’historien américain a décrypté depuis vingt ans la mécanique infernale du conservatisme moderne : une machine à exploiter les peurs, à transformer la rancœur en vote et à renaître plus forte après chaque défaite.
Les écrivains en prison ou l'histoire d'une persécution ininterrompue
Depuis François Villon condamné au bannissement jusqu’à Zoé Sagan traînée en justice et bannie des librairies pour avoir osé critiquer le pouvoir en place, une constante traverse l’histoire française : les puissants n’ont jamais supporté que des mots les mettent en cause.