Pourquoi lui ?
Parce qu’il est en passe de devenir l’un des plus grands vulgarisateur de la philosophie moderne. Parce qu’il n’est pas auteur de BD, contrairement à ce qu’on finirait par croire. Parce qu’il aborde un thème majeur et abandonné de la philosophie. Et qu’en plus, il ressemble à Jim Morrison.
Où le lire ?
N’importe où un intellectuel vous bassine avec ses explications d’une oeuvre, tentant désespérément de vous « prouver » le beau. La beauté est un langage des sens. Et du silence.
Le passage à retenir par cœur ?
« Lorsque nous sommes interrogés sur le but de notre vie, nous évoquons souvent le bonheur (le nôtre ou celui de nos proches, de nos enfants), la santé, la réussite, l’amour… En creusant un peu plus, on rencontre d’autres réponses : le pouvoir, le plaisir, la vie éternelle… Mais jamais nous ne déclarons vivre pour la beauté. »
À qui l’offrir ?
Aux blasés, aux pragmatiques, aux ermites de la pensée et aux électeurs du FN, puisque le livre vous l’expliquera très bien, il y a dans le beau, un mouvement fondamental de solidarité humaniste.

« Quand la beauté nous sauve » de Charles Pépin, Poche Marabout, 215p., 5,99€.
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La rédaction
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