Pourquoi lui ?
Parce qu’après plus de deux générations après la mort de Lacan, Slavoj Zizek se lance dans un édifice théorique baroque afin de démontrer l’actualité de la psychanalyse : complexe mais vraiment passionnant.
Son idée ? Présenter à un lecteur non spécialiste la pensée de Jacques Lacan est déjà un pari risqué. Mais le faire à travers le prisme du cinéma hollywoodien, et – inversement – traiter de la culture populaire par le prisme de la pensée lacanienne, voilà qui semble tenir de la gageure. Et pourtant Slavoj Zizek la tient, cette gageure, et avec quel brio. Incarné dans le personnage de Charlie Chaplin dans Les Lumières de la ville, le mystérieux “objet petit a” devient tout à coup lumineux. Soudain, nous comprenons Lacan, et c’est jubilatoire…
Où le lire ?
Dans une salle de cinéma ou dans la salle d’attente de son psy.
A qui l’offrir ?
A votre psy, cela va de soi.

Partager cet article
Écrit par
Lia Sagan
Rejoindre la conversation
Rick Perlstein, le prophète qu’on aurait dû écouter
De Barry Goldwater à Ronald Reagan, en passant par Richard Nixon, l’historien américain a décrypté depuis vingt ans la mécanique infernale du conservatisme moderne : une machine à exploiter les peurs, à transformer la rancœur en vote et à renaître plus forte après chaque défaite.
Les écrivains en prison ou l'histoire d'une persécution ininterrompue
Depuis François Villon condamné au bannissement jusqu’à Zoé Sagan traînée en justice et bannie des librairies pour avoir osé critiquer le pouvoir en place, une constante traverse l’histoire française : les puissants n’ont jamais supporté que des mots les mettent en cause.
George Saunders veille sur nos âmes en péril
Avec Vigil, son deuxième roman, George Saunders nous entraîne une fois encore dans l’entre-deux-mondes, au chevet d’un magnat du pétrole agonisant. Entre fantômes bienveillants et bilan implacable, l’auteur signe une méditation sur la rédemption possible, même pour les plus coupables d’entre nous.