Pourquoi lui ?
Parce que Thomas Piketty est aujourd’hui l’un des intellectuels les plus influents de la planète. En expliquant un concept qui a l’air simple : créer une taxe mondiale sur le capital. En seulement un siècle, le taux de rendement du capital est devenu cinq fois supérieur au taux d’enrichissement par le travail. Ce dernier n’augmentant au maximum que de 1.5% par an.
Mais paradoxalement, on comprend aussi que naître riche ne rend pas heureux. Même si pour le savoir il vaut mieux avoir connu l’argent et le bonheur avant.
Selon lui « l’héritier est souvent malheureux. Donc, le taxer, c’est plutôt une contribution au bonheur brut mondial ! »
Où le lire ?
En attendant votre rdv chez votre banquier. Ou juste avant de suggérer une augmentation de vos revenus à votre conseil d’administration.
Les passages à retenir par cœur ?
« La compression des inégalités de revenus au siècle dernier se concentre, finalement, sur une période très particulière : 1914-1945. Au XXe siècle, ce sont bien les deux conflits mondiaux qui ont fait table rase du passé, et non la paisible rationalité démocratique ou économique. »
« Comme toujours, le pire n’est jamais certain. Il est beaucoup trop tôt pour annoncer au lecteur qu’il devra payer son loyer à l’émir du Qatar d’ici à 2050 : cette question sera examinée en son temps, et le réponse que nous apporterons sera évidemment plus nuancée, quoique moyennement rassurante. »
« Germinal, Oliver Twist ou les Misérables ne sont pas nés de l’imagination des romanciers, pas plus que les lois interdisant le travail des enfants de moins de 8 ans dans les manufactures – en France en 1841 – ou de moins de 10 ans dans les mines – au Royaume-Uni en 1842. »
A qui l’offrir ?
A tous les hommes politiques qui ont la ferme intention de gouverner un jour.

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Écrit par
Zoé de Sagan
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